RED  ATAO       Cm-2082

Modèle radiocommandé d'un sloup langoustier de Camaret à l'échelle 1/15ème. Coque sur membrures avec bordage en lattes. Description des techniques de construction avec des photos pour illustrer chacune des étapes principales.

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Le Red Atao ("cours toujours" en français) immatriculé Cm2082 était un sloup langoustier construit à Camaret vers 1925. Ce type de bateau est très manœuvrant pour faciliter la récupération des casiers (tout à la voile...) . Certains de ces bateaux étaient pourvus d'un moteur d'appoint pour palier le manque de vent lors des retours de pêche, cela intéresse aussi les modélistes que nous sommes pour ramener notre modèle vers la berge quant c'est la panique...

Les plans utilisés pour construire la maquette navigante sont disponibles à la revue Le Modèle Réduit de Bateau, ils sont à l'échelle 1/20ème avec les plans de forme au 1/10ème. Pour mener à bien une telle construction, il est fortement conseillé de s'offrir le livre "Ar Vag tome 2" consacré en partie aux langoustiers (voir Le Chasse Marée). Deux autres ouvrages très utiles : "Construction des coques sur membrures" et "Voiliers traditionnels" de J-C Chazarain (voir la revue MRB)

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Photo extraite de "Ar Vag 2"

Schèma d'une charpente réelle.

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Schéma extrait de "Ar Vag 2"

Les deux dessins ci-contre montrent la structure de ce type de bateau dont la particularité est d'être équipé d'un vivier dans la partie centrale de la coque. Pour permettre le renouvellement de l'eau, rien de plus simple, il suffit de faire des trous dans la coque... l'étanchéité est alors assurée par les cloisons internes (voir plan de droite). Ces dessins ne représentent pas le Red Atao.

Coupe d'un langoustier.

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Schéma extrait de "Ar Vag 2"

La coque sur membrures

Le premier travail consiste à choisir l'échelle de construction. Pour un modèle navigant, il ne faut pas un bateau trop petit car il sera plus difficile à équilibrer à cause de sont faible poid, donc moins stable. J'ai choisi le 1/15ème le 1/10ème serait encore mieux car il correspond au plan MRB mais le modèle n'aurait pas tenu dans ma voiture... donc j'ai jugé qu'il était préférable de retracer les plans plutôt que d'investir dans un fourgon...

Celà donne un modèle dont la coque est longue de 90cm pour 30cm de largeur. La longeur hors tout est de 1m20et la hauteur à la flottaison est de 1m10 pour un tirant d'eau d'environ 20cm. Pour le transport, il sera nécessaire de prévoir un gréement démontable.

La coque est construite en ramin et contre plaqué (CTP) marine, tous les collages sont à l'époxyde bi-composants à prise lente (Araldite par exemple) ce qui assure des collages résistants et insensibles à l'eau (celà peut servir...).

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Il est prudent de retracer les plans de forme ainsi que les pièces de charpente à l'échelle de construction (pour éviter les erreurs). Sur la photo de gauche : les gabarits de forme (carton), la quille (en ramin massif), les membrures (en CTP marine).

Chaque couple devra être équerré (ponçage en biais du chant) pour permettre le bon appui du bordage, l'ajustage final se fera après le collage de la membrure en présentant une latte pour simuler le bordage.

Le tube d'hélice, le guidage du gouvernail ainsi que le passage d'écoute de foc doivent être placés dans la quille avant l'assemblage. La râblure doit être creusée à l'étrave et à l'étambot. L'évidement en partie basse de la quille est prévu pour recevoir un lest de plomb de plusieurs kilos.

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L'ossature assemblée sur le chantier.

La construction se fait de façon classique, quille en l'air sur un chantier. Les couples sont positionnés et fixés par vis sur des supports à bonne hauteur, la quille est maintenue verticale par des gabarits rainurés (voir photos). Avec cette méthode il n'y a aucun problème pour coller les membrures en bonne position, il faut être précis et soigneux et ne pas hésiter à recommencer car la forme de la coque dépend des premières opérations.

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Pose des   virures.

Le bordage est l'opération la plus longue, mais quelle satisfaction de voir les formes de la coque se déssiner au fil des jours... Chaque virure (latte de bordage) doit être effilée ajustée aux précédentes pour qu'il ne subsite aucun espace entre elles, le collage se fait toujours à l'epoxyde bi-composants. Bien nettoyer tous les débords de colle car les bourrelets qu'ils laisseraient sont très difficiles à poncer lors de la finition. Le maintien des lattes est assuré par des mini serres joints de fabrication maison (deux plats d'alu section 10x2mm, des vis diamètre 3 et des écrous à aillettes...). Comme toujours, le plus grand soin et la patience sont les principaux ingrédients de la réussite.

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Le bordage terminé, il reste à poncer pour éliminer les imperfections de construction, inutile de préciser que c'est à ce moment que l'on aprécie la qualité des ajustages...

Il est inutile de chercher un fini digne d'une coque plastique, n'oubliez pas qu'il s'agit d'un bateau traditionnel en bois. Toutefois, il est tout aussi mauvais de laisser les joints visibles entre chaque virure et encore moins de matérialiser chaque clou car ces détails serait hors échelle.

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Le jour "J" est arrivé : la coque est séparée du chantier. Attention car tant que le pont n'est pas installé, la coque est encore fragile. Pour limiter les risques de casse trois faux barrots sont boulonnés en provisoire.

Notez : le tube d'écoute de foc en "1" ; le tube d'étambot avec sa réserve d'huile en "2" ; le tube de gouvernail en "3".

A ce stade, petite entorce à la tradition, l'intérieur de la coque sera stratifié à la résine polyester renforcée avec une couche de fibre de verre (entre chaque couple). Ce traitement assure la résistance et une étanchéité parfaite. Le traitement extérieur sera fait ultérieurement.

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Le pont, les pavois

Découper suivant le bouge et coller (epoxyde) tous les barrots de pont. Les ouvertures sont positionnée mais ne seront découpées qu'après séchage pour éviter tout risque de déformation. Les panneaux d'ouverture seront réalisés en place avec les chutes de découpe ainsi l'ajustage sera parfait.

Sur la photo de droite, vous pouvez remarquer la râblure creusée dans l'étrave, elle servira pour l'encastrement du pavois.

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La pose des jambettes de pavois est fastidieuse mais pas compliquée, toujours la même règle : être précis pour conserver les lignes de la coque... ce serait dommage de tout gâcher aussi près de la fin.

Sur la photo de gauche, les premières lattes de pont sont en place. Le collage se fait avec les panneaux d'ouverture en place afin d'assurer la continuité des lattes et rendre les ouvertures invisibles. Attention, pensez à mettre du film plastique au joints de  tous les panneaux démontables pour éviter qu'ils restent collés sur le pont.

Le pont est en lattes de pin d'épaisseur 2mm et de largeur 8mm.

Le joint de calfatage est réalisé de façon très simple en teintant la colle epoxyde avec du collorant noir pour peinture (faire un essai préalable pour vérifier que le colorant employé n'altère pas la prise de la colle). Après ponçage et vernis celà donne un joint discret (photo ci-dessous).

Le ponçage et le vernissage du pont doit être fait avant le montage des pavois.

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Le bordage des pavois est en ramin d'épaisseur 2mm et ne présente pas de grandes difficultés. Les lisses de pavois ainsi que toutes les pièces très courbes sont fabriqués avec la technique du lamellé collé ce qui évite tout cintrage complexe et risqué, après peinture les joints de colle seront totalement invisibles.

Le pont est encore nu mais celà ne durera pas...

J'espère que ces quelques ligne vous donneront envie de vous lancer dans une entreprise similaire car c'est passionnant. Mon modèle n'est pas encore terminé mais vous trouverez la suite de la construction dans ces pages au fur et à mesure de l'avancement.

Mais, pour celà : patience car je ne construit pas très vite....

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Mise à jour le 02 novembre 2006