BLERIOT    XI
Maquette en laiton photo-découpé à l'échelle 1/48ème du Blériot XI en version "traversée de la Manche". Description étape par étape du montage du kit AJP-Maquettes (assemblé par soudure à l'étain).

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Cliquer pour agrandir Kit en laiton photo-découpé produit par

AJP Maquettes

Malagué 86270 COUSSAY LES BOIS

Tel/Fax : 05 49 86 50 83

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Un peu d'histoire...

Réalisant son premier vol le 23 janvier 1909, le BLERIOT type 11, auquel RAYMOND SAULNIER apporte une importante contribution est à l'origine équipé d'un moteur REP de 30 chevaux, et d'une hélice quadripale en métal.

L'appareil se comporte de façon satisfaisante, mais n'est pas parfait, après les premiers essais le moteur est remplacé par un ANZANI tricylindre de 25 chevaux, et d'une hélice CHAUVIERE bipale en bois, ainsi modifié l'appareil se montre excellent.

Entre la fin mai et son vol historique, BLERIOT réalise quelques vols notables, comme celui du 4 juillet au cours duquel il tient l'air 50 minutes et 8 secondes.

Après cette performance, BLERIOT envisage sérieusement de remporter le prix de 1000£ sterling (25000 francs or de l'époque) offert par le DAILY MAIL au premier aviateur qui réussira à traverser la Manche.

Le 19 juillet sur son ANTOINETTE IV, LATHAM doit amerrire sur panne moteur, suite à cet échec, BLERIOT décolle le 25 juillet à 4h35mn du lieu dit "LES BARRAQUES" à côté de SANGATTE, et atterrit à "NORTH FALL MEADOW" à côté de DOUVRES à 5h13mn en brisant son train d'atterrissage et son hélice.

C'est aussitôt pour BLERIOT une popularité sans limites dans le monde entier, suite à son exploit, le gouvernement Français lui passe commande d'une centaine d'exemplaires, marquant ainsi le début de la remarquable carrière militaire et civile de cet appareil.

Le BLERIOT XI est aussi l'avion qui effectue la première action de guerre, lors du conflit Italo-Turc en survolant les lignes ennemies, piloté par le Capitaine CARLO PIAZZA.

Extrait de la notice du kit.

La maquette au 1/48ème

Comme pour la Demoiselle 20 le kit du Blériot XI est de grande qualité et quel plaisir de constater que le concepteur a même penser à joindre une photo de la maquette montée ce qui est une bon complément à la notice déjà très détaillée.

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Le fuselage est en laiton photo découpé de 0,2mm. Il est composé de quatre éléments principaux qu'il faut assembler par collage ou soudure. Pour ma part j'ai choisi la soudure qui est très bien adaptée au laiton et qui présente l'avantage de permettre le démontage en cas de problème. L'intérieur du fuselage est renforcé par des câbles soudés en croix (fils de cuivre non fournis dans le kit).

En bas à gauche : le réservoir de flottabilité (pour la traversée de la Manche). Dans le kit il est prévu en trois pièces roulées puis soudées (le cylindre et les deux cônes), n'ayant pas réussi à obtenir un résultat acceptable je l'ai fabriqué à partir d'un tube de laiton auquel j'ai ajouté deux cônes tournés puis soudés.

La voilure est réalisée suivant une technique originale proposée par AJP. La structure est en laiton photo découpé de 0,2mm d'épaisseur et l'entoilage est en papier japon. Le papier est collé sur les deux faces de l'aile avec de la colle en bâtonnet puis découpé sur le pourtour. Pour fixer le tout il reste à vernir (par exemple le satiné Humbrol n°135). Le profil de l'aile est donné simplement par cintrage.

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La suite de la construction est à venir...
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Pour réussir les soudures à l'étain...
Le matériel

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Ce matériel se trouve facilement dans les grandes surfaces de bricolage et dans les magasins de fournitures pour l'électronique (voir les pages jaunes de l'annuaire). Les recharges de gaz sont en bureau de tabac.

  • Fer à souder avec son support et une éponge pour nettoyer la panne, prévoir une puissance de 45W pour les petites pièces telles que celles du Blériot et une puissance de 80 à 100W pour les pièces plus importantes (petites fonderie bronze et tôle de 0,4mm).

  • Soudure à âme décapante de plusieurs diamètres. Pour les kits en laiton photo découpé l'idéale est la soudure pour électronique de type Sn60Pb40 en diamètre 1mm. Pour les plus grosses soudures utiliser du fil de 2mm avec 40% d'étain (Sn40).

  • Flux décapant du commerce (type Gebsoflux ou autre marque). Son utilisation est INDISPENSABLE pour obtenir une soudure parfaite, son rôle est double : parfaire le décapage des pièces et augmenter le pouvoir mouillant ainsi que l'effet capillaire de la soudure. Il est possible de fabriquer son propre flux en dissolvant du zinc dans de l'acide chlorhydrique (eau à souder) mais les produits du sommerce sont peu chers et parfaitement adaptés à notre travail.

  • Pompe à dessouder pour corriger les erreurs, elle simplifie le dessoudage mais n'est pas indispensable.

  • Chalumeau "crayon" et sa recharge de gaz pour briquet, c'est un plus pour les grosses pièces mais il n'est pas indispensable.

 

La technique

Quelques règles à respecter :

Les pièces à souder doivent être parfaitement propres, désoxydées, dégraissées, ne pas hésiter à remettre le métal à nu avec un léger passage à l'abrasif.

La panne du fer à souder doit être parfaitement propre et bien étamée. Les pannes en cuivre brut doivent être nettoyées et limées pour éliminer l'usure (creux). Les pannes traitée "longue durée" ne doivent jamais être limées sous peine de détruire le traitement de surface.

Se placer sur un support réfractaire afin de protéger la table de travail et de ne pas disperser les calories. Pour les petites pièces telles que celles du Blériot une vieille plaque de circuit imprimé en époxy est parfaite.

Commencer par souder les grosses pièces et finir en ajoutant les plus petites sur l'ensemble ainsi il y a moins de risques de dessouder ce qui est déjà fait.

Utiliser une puissance de fer adaptée à la grosseur des pièces, un fer trop gros est difficile à manipuler avec précision, un fer trop petit n'aura pas assez de puissance pour amener rapidement les pièces à la bonne température. Une bonne soudure doit être faite avec rapidité.

 

La pratique :

Les pièces sont préalablement ébavurées, nettoyées et ajustée. Mettre un film de flux sur les faces et arêtes à souder puis assembler les pièces et si nécessaire les maintenir en position (cales, cure-dents, petits cailloux...).

Chauffer les pièces en plaçant la panne du fer (bien étamée) sur la plus grosse pièce et au plus près de la zone à souder. Dès que le flux commence à bouillir mettre le fil de soudure en contact avec les pièces et répartir la soudure dès qu'elle commence à fondre. Retirer le fer et laisser refroidir sans toucher (ne jamais refroidir à l'eau).Attention à ne pas mettre trop de soudure, la solidité ne sera pas meilleure par contre l'esthétique en subira les conséquences...

Décaper les pièces à l'alcool ou à l'acétone pour éliminer les traces de flux. Attention à bien nettoyer car le flux est un acide qui peut provoquer l'oxydation des pièces. Terminer en grattant les excès de soudure.

Gardez en mémoire qu'une bonne soudure doit être faite avec rapidité. Cela peut paraître difficile mais avec un minimum d'habitude vous serez surpris du résultat obtenu, la perfection étant une soudure quasi invisible...

Vous trouverez d'autres informations sur la soudure à l'étain, en particulier pour les cartes électroniques sur le site http://www.interface-z.com/conseils/soudure.htm.

maintenant : à vos fers à souder...

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Mise à jour le 02 novembre 2006